PINOCCHIO (couvrant le panneau de baisers et de larmes) : O ma petite Fée, pourquoi es-tu morte ? Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place, moi qui suis si méchant, toi qui étais si gentille ?...Et mon papa, où est-il à présent ? O ma petite Fée, dis-moi où je peux le trouver : je veux rester avec lui pour toujours, je ne veux plus jamais l’abandonner, plus jamais, plus jamais !... O ma petite Fée, dis-moi que ce n’est pas vrai que tu es morte ! Si vraiment tu m’aimes… si tu aimes ton petit frère, revis, redeviens vivante, comme avant ! Cela ne te fait pas de la peine de me voir abandonné de tous ?... Si les bandits reviennent, ils vont me pendre encore à la branche de l’arbre, et cette fois, je serai mort pour toujours. Que veux-tu que je fasse ici, seul au monde ? Maintenant que je vous ai perdus, mon papa et toi, qui me donnera à manger ? Où irai-je dormir la nuit ? Qui me tricotera un petit manteau ? Oh ! Il vaudrait mieux, cent fois mieux que je meure moi aussi ! Oh oui, je veux mourir ! Hi ! Hi ! Hi !
Il fait le geste de s’arracher les cheveux.
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