Caligula met en scène un homme investi du pouvoir suprême, aux frontières troubles de la divinité, qui s’acharne à vouloir atteindre l’absolu, convaincu de pouvoir l’approcher. Son intelligence est aussi aiguë et dispersée que ses propos sont sans retenue. Caligula condamne coupables et innocents indistinctement.
L’humour ravageur de Camus et de son empereur, son charme, sa gaieté, sa délectation à choquer, son goût pour la bouffonnerie et une certaine forme de cabaret, ébranlent la pesanteur philosophique qu’on est tenté de prêter à la pièce et en font un sommet d’ironie cruelle. |