Après le départ en exil de leur père Œdipe, Polynice et Étéocle s’affrontent pour le trône dans une guerre fratricide. Créon, nouveau roi de Thèbes refuse que soit donné une sépulture à Polynice et c’est parce qu’elle ose défier le pouvoir du roi en enterrant son frère, qu’Antigone sera condamnée à être emmurée vivante.
La pièce de Sophocle suit la mise en place du processus inexorable de la tragédie. En créant ce spectacle à Jérusalem, avec le théâtre national palestinien, Adel Hakim donne à ce texte universel une dimension particulière, « parce que la pièce parle de la relation entre l’être humain et la terre, de l’amour que tout individu porte à sa terre natale, de l’attachement à la terre ».
Pris entre un ciel sans limites vers lequel ils voudraient s’envoler et un sol lunaire et fissuré prêt à les engloutir, les personnages se débattent sur la scène pour tenter d’effleurer la vérité du monde, face au chœur qui vibre, compatit, se révolte, commente – c’est l’opinion publique, masse inerte, œil du cyclone. |